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Nouveau pacte des catacombes, une nouvelle naissance pour l'Église ?

Newsletter dei Missionari Comboniani 28.10.2019 Missionari Comboniani Traduit par: Jpic-jp.org

Plus d'un demi-siècle après qu'un groupe d'évêques du Concile Vatican II se soient engagés solennellement à « mener une vie simple et proche de leur peuple », un groupe de participants du Synode des évêques pour l'Amazonie ont signé un nouveau pacte dans les Catacombes de Domitille.

Le 16 novembre 1965, quelques jours avant la clôture du Concile Vatican II, 42 pères conciliaires célébraient une messe dans les catacombes de Sainte Domitille (Rome), afin de demander à Dieu la grâce « d'être fidèle à l'esprit de Jésus » au service des pauvres. Après la célébration, ils signèrent le « Pacte des catacombes pour une Église pauvre et servante ». Plus tard, quelques 500 pères conciliaires y ont ajouté leur nom.

Plus de 50 ans plus tard, l'héritage de ces pères conciliaires a été repris par un groupe d'évêques et de participants au synode des évêques pour la région pan amazonienne. Au cours d'une messe célébrée dans les mêmes catacombes de Domitille, le dimanche 20 octobre, les pères synodaux présents ont signé un nouveau « Pacte des catacombes pour la maison commune. Pour une église à visage amazonien, pauvre et servante, prophétique et samaritaine ». Le document contient 14 engagements.

Les évêques ont promis de défendre la forêt amazonienne, de promouvoir une « écologie intégrale » pour la protection de l'homme et de la Terre et, « face à l'avalanche du consumérisme », de « vivre une vie heureuse et sobre, simple et solidaire avec ceux qui ont peu ou rien ».

Ils ont renouvelé leur engagement à écouter et à cheminer avec les migrants, les pauvres et, en particulier, avec les peuples autochtones d'Amazonie, en les aidant à « préserver leurs terres, leur culture, leurs langues, leurs histoires, leurs identités et leurs spiritualités ».

Les évêques se sont, par conséquent, engagés « à renoncer dans les paroisses, diocèses et groupes, à tout type de mentalité et de posture coloniales », et plutôt à « accueillir et valoriser la diversité culturelle, ethnique et linguistique dans un dialogue respectueux avec toutes les traditions spirituelles ».

Les pasteurs se sont également engagés à reconnaître les ministères ecclésiaux dans les communautés et à passer de « visites pastorales à une présence pastorale » pour veiller à ce que le droit à la « Table du monde et à la Table de l'Eucharistie soit effectif dans toutes les communautés ».

Ils ont également promis de « reconnaître les services et la véritable diaconie du grand nombre de femmes » qui déjà exercent un ministère auprès des communautés catholiques de la région. Le pacte inclut l'engagement « de procéder d’une façon œcuménique » pour découvrir comment proclamer et accculturer l'Evangile et défendre l'environnement.

Les évêques ont également promis d'adopter un style « synodal » pour vivre l'Eglise dans leurs diocèses afin de garantir que tous leurs fidèles, « du fait de leur baptême et en communion avec leurs pasteurs, aient voix au chapitre et votent lors des assemblées diocésaines, dans les conseils pastoraux et paroissiaux et dans tout ce qui concerne la gouvernance des communautés ».

En outre, ils ont promis de soutenir « ceux qui sont persécutés pour leur service prophétique de dénonciation et de réparation des injustices, de défense de la terre et des droits des pauvres, d'accueil et de soutien aux migrants et aux réfugiés ».

Ils se sont également engagés à « cultiver de véritables amitiés avec les pauvres,  à rendre visite aux gens les plus simples et aux malades, à exercer le ministère de l'écoute, du réconfort et du soutien pour susciter l’encouragement et redonner l’espoir ».

Le pacte a été signé par une quarantaine d'évêques et par des femmes et des hommes participant au synode en tant qu'observateurs, en tant experts ou « délégués fraternels » d'autres églises chrétiennes.

Le célébrant principal était le cardinal brésilien Claudio Hummes, rapporteur général du Synode des Évêques pour l’Amazonie. En l'occasion, Hummes portait l'étole de feu l'archevêque brésilien Helder Camera d'Olinda et de Recife, initiateur de la déclaration de 1965.

À la fin de la messe, Hummes a consigné l'étole à l'évêque autrichien en retraite, Erwin Kräutler, du diocèse de Xingu dans l’Amazonie brésilienne, affirmant qu'il méritait de porter cette « relique ». Erwin Kräutler a été en effet l'inspirateur de ce nouveau pacte des catacombes.

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