Vol. 13 - No 09

Jpic Nouvelles du Blog de Jean Paul ? Vol. 13 - No 09

A LA ÙNE

Paix ou profit ? L’accord Congo-Rwanda sous le signe de l’extractivisme

L’accord entre le Congo et le Rwanda, signé à Washington et parrainé par Donald Trump, suscite plus de doutes que d’espoirs : derrière l’intention de paix se cache un intérêt économique évident, surtout pour les États-Unis. Les critiques se multiplient, du prix Nobel Denis Mukwege à Human Rights Watch, dénonçant un néocolonialisme et des avantages accordés au Rwanda malgré ses violations persistantes. En toile de fond : des millions de morts et un risque concret, perpétuer l’exploitation au lieu d’arrêter la guerre.

« Nous obtenons du Congo, pour les États-Unis, beaucoup de droits miniers dans le cadre de cet accord ». Cette phrase, prononcée par Donald Trump quelques minutes après la signature, le 27 juin dernier à Washington D.C., de l’accord entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda – censé mettre fin à des décennies de conflits et de tensions – n’a certainement pas suscité l’enthousiasme qu’on pourrait attendre à l’issue d’un traité de paix. Personne ne se fait d’illusions : les accords qui clôturent les périodes de guerre ne naissent jamais uniquement d’élans humanitaires dépourvus d’intérêts. Ils sont toujours le fruit de compromis, qui satisfont et mécontentent en partie toutes les parties, et dont la base est souvent le profit. Mais que les premières paroles du principal promoteur soient si ouvertement centrées sur ses propres gains, sans aucune référence aux populations qui souffrent depuis des décennies l’horreur de la guerre et des massacres de masse, a fait froncer les sourcils à de nombreux observateurs. Beaucoup ont alors pensé que les fondations de ce pacte n’étaient pas solides. Les critiques n’ont pas tardé, portant autant sur les bases de l’accord que sur ses implications concrètes. Continuer la lecture

UNE BONNE NOUVELLE

Le bien commun : une idée ancienne pour une société future

Dans un monde dominé par l’individualisme, redécouvrir le bien commun signifie revenir à penser en termes de solidarité, de justice sociale et de responsabilité partagée.
À une époque marquée par l’individualisme, la fragmentation sociale et la crise des relations, redécouvrir la valeur du bien commun n’est pas seulement une démarche culturelle, mais une nécessité éthique et politique. C’est le cœur oublié de la démocratie, le principe capable de recoudre le tissu d’une société divisée entre privilèges et marginalité.
Récemment, le pape Léon XIV, s’adressant aux représentants des médias internationaux réunis au Vatican, a affirmé que même l’intelligence artificielle est, doit être, orientée vers le bien commun.

Le terme « bien commun » n’est pas nouveau. On le retrouve dans la philosophie aristotélicienne, dans la doctrine sociale de l’Église, dans les textes des pères constituant chaque démocratie. Aristote parlait de la polis comme d’une communauté visant le bien de tous les citoyens. Thomas d’Aquin le considérait comme l’orientation naturelle de la loi et de la vie en société. La Constitution italienne, à l’article 2, évoque le « devoir impératif de solidarité politique, économique et sociale ». Pourtant, malgré ce riche héritage conceptuel, le bien commun semble aujourd’hui relégué à de vains slogans ou à des rhétoriques de façade.

Le bien commun n’est pas la somme des biens individuels. C’est quelque chose de plus élevé : c’est ce qui permet à chacun de nous de s’accomplir avec les autres. C’est l’école publique qui forme des citoyens, la santé accessible à tous, l’environnement qui protège la vie, la justice sociale qui garantit dignité et droits. C’est l’ensemble des conditions qui rendent possible une vie bonne, non pour quelques-uns, mais pour tous. Continuer la lecture  

UNE MAUVAISE NOUVELLE

Pourquoi George Soros est sous les projecteurs

Soros finance des groupes extrémistes islamistes aux États-Unis et à l’étranger, rapportent des médias européens. C’est une nouvelle dérive du milliardaire de gauche George Soros et de ses Open Society Foundations (OSF) : le philanthrope hongrois, qui a investi d’énormes sommes pour promouvoir un agenda mondialiste radical, finance des entités associées à des extrémistes islamistes aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient sous le prétexte des droits de l’homme et de la lutte contre le racisme.
En citant des documents découverts par un institut de recherche étranger, divers médias européens rapportent que « des millions d’euros de financement » de l’OSF ont été attribués à des groupes qui « fonctionnent comme des organisations écrans ou des intermédiaires de la Fraternité musulmane dans leurs régions respectives ». La plupart de ces groupes terroristes auraient reçu plus d’un million de dollars chacun de l’OSF, et l’argent aurait été utilisé pour « l’influence politique ou idéologique » ainsi que pour soutenir des réseaux extrémistes, selon les dossiers.
L’OSF est directement liée à des factions connues pour agir comme façades ou intermédiaires de la Fraternité musulmane — l’un des groupes islamistes les plus influents au monde — selon une enquête citée dans un média européen. Les organisations extrémistes liées à Soros incluent l’Islamic Society of North America (ISNA), le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et le European Network Against Racism (ENAR). Dans les territoires palestiniens, des organisations terroristes comme Al-Haq et Al-Mezan, dirigées par des figures liées au groupe djihadiste Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), ont reçu des millions de dollars de l’OSF. En Europe, des plateformes extrémistes telles que FEMYSO (Forum of European Muslim Youth and Student Organizations) et le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) ont également bénéficié du soutien financier de Soros. Le CCIF a été dissous il y a quelques années par les autorités françaises en raison de ses liens extrémistes, incluant la provocation d’actes terroristes en France et à l’étranger. Continuer la lecture

CELEBRER !

Une espérance pour le Congo : Bienheureux Floribert Bwana Chui

Après le Bienheureux Isidore Bakanja, martyr de la foi au début du XXe siècle, la Bienheureuse Anuarite Nengapeta, religieuse assassinée pour sa fidélité au Christ, ainsi que le Bienheureux Albert Joubert et ses compagnons, l’Église congolaise a vu la reconnaissance du Bienheureux Floribert Bwana Chui, jeune laïc courageux assassiné en 2007 pour avoir refusé la corruption.

La messe de sa Béatification a été célébrée ce dimanche 15 juin 2024 en la Basilique Saint Paul Hors-les-murs en Rome par le Cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour les Causes des Saints.  A Rome comme en République Démocratique du Congo, tout le monde accueille cette nouvelle avec joie et action de grâce et surtout avec fierté. En effet, voir un proche élever à cette dignité est une fierté mais aussi un défi.

Un saint de notre temps

Né en 1981 à Goma, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, Floribert était engagé comme fonctionnaire à l’Office Congolais de Contrôle (OCC), où il était chargé d’inspecter les marchandises importées, notamment les produits alimentaires. En juillet 2007, il refusa courageusement de laisser entrer des cargaisons avariées au mépris de la santé publique, malgré les menaces et les tentatives de corruption. Quelques jours plus tard, le 7 juillet 2007, il fut enlevé, torturé et assassiné à Goma à l’âge de 26 ans. Il offrit sa vie par fidélité à sa foi et à sa conscience, préférant la mort à la compromission.

Son témoignage, puissant et contemporain, rappelle que la sainteté n’est pas réservée à des temps anciens ni uniquement aux religieux et religieuses, prêtres et évêques. En Floribert, c’est la figure d’un jeune laïc, engagé dans la société et fidèle à l’Évangile jusqu’au bout, qui est proposée à l’Église universelle. Sa béatification, approuvée par le pape François en 2024, vient confirmer la fécondité du martyre chrétien en terre congolaise. Continuer la lecture

PASSER A L'ACTION

Dans le silence, la dette étrangle les pays fragiles

Le nouveau rapport de la CNUCED souligne que 3,4 milliards de personnes vivent dans des pays qui dépensent plus en intérêts qu’en santé ou en éducation. Le rendement des obligations africaines à dix ans explose.
Alors que la diplomatie ne parle plus que d’armes, de guerre et de défense, le silence autour du financement du développement devient de plus en plus assourdissant, malgré l’ouverture dans ces jours à Séville d’une conférence de l’ONU sur le sujet, à laquelle l’absence des États-Unis de Trump est déjà annoncée. Presque ignorée par les médias, l’UNCTAD, agence onusienne pour le commerce et le développement, a publié à New York son rapport annuel avec de nouvelles données inquiétantes sur la dette mondiale, en particulier celle des pays en développement, dont les économies sont broyées par les intérêts à payer aux créanciers privés, publics et multilatéraux.

En une seule année, le rapport « Un monde de dettes » certifie que le total des intérêts nets sur la dette des pays vulnérables a augmenté de 10%, atteignant 921 milliards de dollars, ces pays étant contraints d’emprunter à des taux toujours plus élevés sur le marché global du crédit. Globalement, la dette mondiale a atteint 104 000 milliards de dollars (en hausse par rapport aux 97 000 milliards de 2023), dont un tiers, soit 31 000 milliards, correspond à l’endettement des pays en développement. Au cours des dix dernières années, la dette des pays fragiles a cru à un rythme deux fois plus rapide que celui des économies avancées. Continuer la lecture

RELATIONS INTERNATIONALES

Syrie-Liban : les Druzes face à un tournant historique

Des centaines de personnes ont été tuées depuis dimanche 13 juillet dans les violences qui opposent à Soueïda, ville du sud de la Syrie à majorité druze, des combattants de cette communauté et les forces gouvernementales syriennes. Le 17 juillet, le président syrien Ahmed al-Charaa a annoncé transférer aux druzes le maintien de la sécurité à Soueïda, mais le conflit s’est complexifié avec l’entrée en jeu de l’armée israélienne aux côtés des groupes armés druzes.

Les raids massifs menés par l’aviation israélienne contre les convois de blindés et d’armes lourdes de l’armée syrienne aux abords et à l’intérieur de Soueïda, et les frappes contre le ministère de la Défense, le QG de l’état-major et d’autres positions militaires à Damas, ont permis de freiner l’avancée des troupes envoyées par le pouvoir damascène.

L’intervention directe de l’aviation israélienne a permis aux groupes armés druzes de reprendre le contrôle d’une partie de Soueïda, chef-lieu de la province éponyme, située à la frontière avec la Jordanie, non loin du Golan.

L’émergence du facteur israélien dans ce conflit inter-syrien n’est pas une surprise. Dans les semaines qui ont suivi la chute du régime de Bachar el-Assad, en décembre 2024, Benyamin Netanyahu et d’autres dirigeants israéliens ont clairement exprimé leur intention de se poser en protecteurs de cette communauté d’un million de personnes, réparties entre la Syrie, le Liban, Israël et une petite minorité en Jordanie. Continuer la lecture  

SAGESSE DU MONDE

Défaite psychologique ou misère morale ?

Dans la vie, il y a beaucoup de personnes comme la poule de l’histoire. Des personnes qui donnent tout pour les autres, qui se battent pour rendre les autres heureux, qui portent les problèmes de tout le monde alors que leur propre vie est un chaos. Des personnes qui sourient le jour, mais la nuit, inondent leur oreiller de larmes. Et ceux qui comme l’âne de l’histoire vivent prisonniers de l’ignorance et de l’illusion. Des histoires que beaucoup vivent en silence ou sans en avoir conscience.

Le taureau invita ses amis à un banquet. « Je n’apporterai rien, car je prête déjà ma maison », dit-il. Le chien en profita pour ajouter : « Moi, j’apporterai un os que j’ai trouvé l’autre jour ». Le cheval intervint aussi : « Je peux contribuer avec un morceau de fromage qui reste du carnaval de l’année dernière. Il est un peu rance, mais il n’a pas encore verdi ».

Tous regardèrent la poule, attendant qu’elle annonce sa contribution. « Ah, bien sûr… Alors, c’est moi qui vais fournir tout le reste ? – balbutia-t-elle -. Je suppose que oui… le bois, le riz, les haricots et le travail. Il ne manquait plus que moi… ».

Le jour du banquet, la poule arriva tôt avec un foulard attaché sur la tête et une machette à la main. Elle était en sueur, couverte de cendres, portant le bois qu’elle avait eu du mal à couper. Elle apporta aussi du riz, des haricots et le maïs. Le travail était immense. Tellement, qu’au moment de mettre le sel dans les haricots, elle en versa un peu trop. Ils devinrent trop salés !

Les invités arrivèrent dans la soirée, quand tout était déjà prêt. Le cheval donna son fromage, se servit une grande assiette et, après avoir goûté les haricots, il se plaignit : « Oh non, poule, c’est du sel avec des haricots ou des haricots avec du sel ? Hahaha ! ».

La poule s’éclaircit la gorge, retint ses larmes et fit semblant d’être joyeuse tout en continuant à travailler. Continuer la lecture  

PAR OU VA LE MONDE

Après la guerre avec Israël, l'Iran expulse des milliers d'Afghans

Au lendemain de la guerre avec Israël, l'Iran a intensifié les expulsions d'Afghans. Plus de 256 000 personnes en situation irrégulière ont été expulsées depuis juin, dont des femmes et des enfants, marquant un nouveau pic dans la politique de renvois massifs menée par Téhéran. Les autorités ont aussi accusé plusieurs Afghans d'espionnage. Pour comprendre l’Asie-Pacifique

Les expulsions d'Afghans s'intensifient en Iran. Plus de 256 000 Afghans ont été refoulés depuis début juin, et selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), rien que la journée du 25 juin, plus de 28 000 d'entre eux ont franchi la frontière en direction de l'Afghanistan.

« Les expulsions d'Afghans en situation irrégulière sont un phénomène récurrent, mais elles connaissent actuellement un pic notable ». D'après le centre de recherche sur les migrations Samuel Hall, qui documente la situation des Afghans depuis 2010, cette hausse coïncide avec la fin du conflit militaire de 12 jours entre Israël et l'Iran. Une concomitance qui, selon les chercheurs du centre, suggère de la part des autorités iraniennes « une répression à visée politique dissimulée sous couvert de sécurité nationale ».

En pleine guerre contre Israël, des responsables iraniens ont publiquement accusé plusieurs ressortissants afghans d'espionnage au profit de l'État hébreux. Un étudiant afghan a été arrêté le 18 juin à Téhéran, accusé d'avoir sur son téléphone « des fichiers liés à la fabrication de drones et de bombes ». Quelques jours plus tard, les médias d'État ont diffusé des aveux présumés de quatre autres Afghans, sachant que l'obtention d'« aveux » forcés est une pratique courante et dénoncée, notamment par Amnesty international dans des rapports sur la torture en Iran. « Bien que non vérifiées, ces allégations ont été suivies d'une intensification des arrestations et des expulsions », a constaté le centre Samuel Hall. Continuer la lecture  

CONTROVERSES

La société de la performance : toujours produire, ne jamais se rendre

Envoûtée par l’impératif de la performance, la société actuelle commence à en payer le prix. Si pour certains il s’agit de choisir entre la croissance économique et le respect des limites individuelles (et planétaires), il est peut-être possible de trouver un « juste milieu ».

Travailler plus de 80 heures par semaine. Sans rémunération. Tel fut l’appel lancé par Elon Musk, alors à la tête du Département de l’Efficacité Gouvernementale des États-Unis, à des « révolutionnaires au QI très élevé » pour réduire les coûts. Musk lui-même affirme travailler, avec ses employés, 120 heures par semaine. Puisque la semaine compte 168 heures, cela signifierait qu’il ne resterait que 6,8 heures par jour (week-ends inclus) pour dormir, manger, faire les courses, s’occuper des enfants, passer du temps en couple, sortir avec des amis, faire du sport, laver le linge, ranger la maison, payer les factures et retourner au bureau, car l’homme le plus riche du monde considère que le télétravail est « une connerie ».

Au-delà de l’anecdotique, ce qui est grave, c’est que Musk n’est pas le seul magnat à prôner ces mesures pour « faire trembler le système ». Fin 2023, le milliardaire australien Tim Gurner estimait que le taux de chômage devait augmenter de 40 % à 50 % afin d’« infliger de la douleur à l’économie » et de « rappeler aux gens qu’ils travaillent pour leurs employeurs, et non l’inverse ». Ces propos s’inscrivaient dans le contexte de la Grande Démission, phénomène amorcé après la pandémie de Covid-19, où des millions de travailleurs ont démissionné en masse, remettant en question leur mode de vie et de travail. Continuer la lecture  

TEMPS D'ESPÉRANCE

Je rêve d’un monde sans réfugiés

J’ai appris l’alphabet et les chiffres sous un acacia rabougri, dans le camp de Rwekubo, à l’ouest de l’Ouganda. Mon ardoise était une assiette en fer rouillée, et ma salle de classe, l’ombre mouvante des feuilles. Une bonne réflexion à l’occasion de la Journée mondiale des Migrants et des Réfugiés célébrée dans l’Église catholique les 4 et 5 octobre 2025.

Ces matins-là — la terre rouge et le sable sous les pieds nus, la morsure de la faim au ventre, le murmure obstiné de ma mère disant que « savoir, c’est être libre » — ne m’ont jamais quitté. J’ai foulé le sol rwandais à peine six années de ma vie, mais le Rwanda a habité en moi chaque instant. L’exil a façonné jusqu’à la trame de mon identité, imposant cette question qui hante tout réfugié : où est la maison quand la route ne s’arrête jamais ?

Depuis toujours, les philosophes s’interrogent sur cette énigme. Diogène se disait kosmopolites, citoyen du monde, non par orgueil mais par nostalgie d’un foyer perdu. Hannah Arendt avertissait que le réfugié du XXe siècle était « l’avant-garde de son peuple », un signe prophétique de nations ayant oublié comment protéger les leurs. La théologie elle-même est empreinte d’exil : Abraham n’entend la promesse de Dieu qu’après avoir quitté Ur ; Moïse rencontre le Buisson Ardent alors qu’il garde les troupeaux sur une montagne étrangère ; Marie, Joseph et l’enfant Jésus fuient la terreur d’Hérode en Égypte ; la hijra du Prophète Mahomet transforme la fuite en acte fondateur d’une nouvelle communauté. Même la science nous rappelle qu’homo sapiens est une espèce migratoire. La génétique raconte une ancienne impatience qui dispersa nos ancêtres de la vallée du Rift jusqu’à toutes les rives, prouvant que le mouvement est aussi naturel à notre espèce que la parole.

Cependant, se déplacer par choix est un pèlerinage ; être contraint à fuir est un tourment. Aujourd’hui, c’est le tourment qui domine. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés rapporte qu’à la fin de 2024, 123,2 millions de personnes étaient déplacées de force — dont 36,8 millions de réfugiés et 73,5 millions de déplacés internes -. Ce chiffre a encore augmenté au premier semestre 2025, atteignant environ 122 millions malgré quelques retours, soit presque le double par rapport à il y a dix ans (unhcr.orgapnews.com). L’Afrique subsaharienne porte une lourde part de ce fardeau : le Centre de Surveillance des Déplacements Internes signale 38,8 millions d’Africains déplacés à l’intérieur de leurs propres frontières, soit près de la moitié du total mondial (internal-displacement.org). La guerre civile au Soudan, à elle seule, a déplacé plus de quatorze millions de personnes, tandis que le Congo, le Mozambique, la Somalie, l’Éthiopie et le Sahel saignent en silence dans les statistiques. Continuer la lecture

- Butembo (MJL) – RD-Congo

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